Le Souffle d’Aoles – Alan Spade

Le Souffle d’Aoles

Le cycle d’Ardalia tome 1
Auteur : Alan Spade
Editeur : Editions Emmanuel Guillot
Format : 16 x 23 cm
362 pages

Prix : 21 €
ISBN : 978-2-9534217-2-9

Opposé à son destin de tanneur qui le révulse, Pelmen, jeune adolescent hevelen, s’enfuit retrouver son ami Teleg dont son père a promis de l’aider à devenir traqueur. Mais la santé défaillante du père oblige Pelmen à devenir apprenti de son oncle, marchand de son état et parfois enquêteur/informateur pour son mentor. La mort de son père asservit Teleg à une condition proche de l’esclave. Il disparaît alors mystérieusement. Avec l’aide de son oncle, missionné d’en savoir plus sur de trop nombreuses disparitions semblables, ils partent à sa recherche. Lors de leur voyage, ils rencontrent différentes peuplades de la planète Ardalia où Pelmen s’enrichit et mûrit à leur contact. Ces pérégrinations les mèneront à la rencontre des forces occultes.

Premier tome du cycle d’Ardalia, le Souffle d’Aoles débute de façon prometteuse mais la linéarité de son déroulement, vu essentiellement par le regard de Pelmen, montre vite des longueurs. Les personnages rencontrés présentent des pouvoirs associés à leur espèce et se rapportent, cliché classique, à l’un des quatre éléments tel l’eau, l’air, la roche, le feu, ou encore la forêt… Le typage des personnages est malheureusement assez prévisible pour ce genre d’histoire annonçant des scènes jouées d’avance. Les traversées de nombreuses régions laissent à voir une planète finalement peu peuplée voire bien souvent déserte. Enfin, l’aboutissement géographique du périple lorgne fortement sur l’œuvre de Tolkien mais avec l’impression qu’il y a beaucoup moins de monde dans le camp d’en face et l’histoire n’est pas terminée (d’où un tome 2).

Cependant, la cosmogonie déployée est riche et intéressante mais les connaissances très limitées de Pelmen nous la transmettent de manière superficielle. Quelques idées originales sur la morphologie des peuples de cette planète sont à noter.

Le style de l’auteur est simple et avenant. Dans de nombreuses situations caractéristiques, cela lui porte préjudice ; il n’arrive pas à transcrire l’ambiance et l’atmosphère attendues. Les néologismes sont explicites, trop typés peut-être (l’animal nidepoux par exemple).

Sur le livre, objet en lui-même, l’absence de sommaire est regrettable. La couverture est de facture à situer dans le correct. Un détour sur le site de l’éditeur/auteur présente les résultats du concours organisé pour sa réalisation. Il est clair que les candidats illustrateurs n’ont pas été très inspirés. En revanche, la couverture du tome 2 (même illustrateur) du cycle est beaucoup plus attrayante avec une typographie différente.

Au final, un roman à conseiller à ceux qui ont l’âge de Pelmen ou qui ne connaissent pas le genre. Les aficionados passeront leur chemin.

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Publié dans Fantasy, Jeunesse, Romans | Permalien |

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