La loi de la horde – Piet Legay

La loi de la horde

Auteur : Piet Legay
Editeur : Rivière Blanche
276 pages
20 €
ISBN : 978-1-61227-036-4

 

Je vais sans doute paraître partisan, mais j’affirme que l’apparition d’un nouveau livre de Piet Legay est toujours un événement, et cette dernière livraison me conforte dans cette idée. Il y a dans La loi de la horde des réminiscences réelles de livres que j’ai adorés, depuis Le chant des astronautes de Henneberg – par la similitude de situation dans laquelle un enfant terrien se retrouve au milieu d’une tribu de créatures extraterrestre traversant quelques difficultés – jusqu’à Piège sur Zarkass de Stefan Wul pour la peinture des paysages, la poésie qui accompagne l’évocation des peuples et de leurs traditions et qui rendent la planète où se situe l’action vivante et envoûtante.

L’histoire est simple, et comme toutes les histoires simples, elle est belle. À la suite d’un naufrage stellaire, deux enfants survivants – un garçon et une fille – se retrouvent chacun parmi un des peuples dominants de leur nouveau monde, les « Gvohrs » et les « Pangahrs ». À la suite d’une mésentente, les « Gvohrs », présentés comme assez abominables, brutaux, carnassiers, dotés d’une férocité démesurée, entreprennent d’exterminer leurs compétiteurs, moins bien lotis sur le plan de la force pure. Une fuite éperdue s’engage, au cours de laquelle, de campements en campements s’épuise la race des « Pangahrs ». Pourtant les prophéties et les oracles rendus par des créatures assez hallucinantes confortent le vieux chef de la horde « Pangahr » dans l’espoir que le salut viendra du terrien si mal accepté dans ses rangs. À l’issue de multiples péripéties, cet enfant apportera au peuple « Pangahr » la solution salvatrice par le biais d’une création totalement humaine. Il ne s’agit ni de l’écriture, ni de l’agriculture ni de la roue, mais de l’arc et de la flèche. Disposant d’une supériorité technologique sur leurs adversaires, l’avenir s’ouvrira alors aux « Pangahrs » sous de meilleurs auspices et l’enfant – Talamalek – rencontrera l’amour.

Le livre m’a captivé dès les premières pages pour ne plus me lâcher. Il y avait bien longtemps que cela ne m’était pas arrivé, et c’est bon ! Je ne puis, chers lectrices et lecteurs, que vous conseiller vivement d’arpenter à votre tour les pistes de la forêt bleue, d’enfourcher les « drakos » pour survoler l’antique cité de Saghamor. Un excellent Legay donc pour conclure.

Je ferai néanmoins une petite remarque à l’éditeur : il est impératif, au regard du prix de l’ouvrage, de s’assurer qu’il ne subsiste ni coquilles ni fautes d’orthographes. Or celles-ci sont trop nombreuses pour être passées sous silence. C’est vraiment dommage.

Didier Reboussin (Alvin)

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Publié dans Romans, Science-Fiction | Permalien |

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