L’art de la fantasy

L’art de la fantasy
Le pré aux clercs
2008
194 pages
29 euros

Un cavalier à l’air sombre chevauche un athlétique dragon dans un paysage de glace… Les fans de Warhammer auront certainement reconnu Malus Darkblade sur la couverture du luxueux artbook L’Art de la fantasy, paru en 2008 au Pré aux Clercs. Les détails de l’armure, les muscles, la texture de la peau sont autant d’excellents augures pour un trip graphique. C’est bien simple, je suis tombée amoureuse… de cette grosse bouille d’écailles vertes !

80 artistes de tout horizon ont été sollicités par Martin McKenna pour constituer ce très beau livre. Qu’elles soient issues d’Amérique, d’Asie ou d’Europe, différentes cultures conjuguent leur talent pour que le lecteur s’échappe dans des mondes imaginaires. Long de 190 pages, le livre se divise en chapitres dédiés au folklore de la fantasy : barbares, guerrières, monstres, sorciers, petit peuple… Si les intitulés sont classiques, les œuvres mises à l’honneur sont sensibles et personnelles. La barre, placée très haute, ne vacille guère. Dans ce panel de techniques, le numérique se taille sans surprise la part du lion (trois quart des œuvres à peu près.) Mais à côté des seigneurs Adobe et Corel, on découvrira quelques belles huiles, aquarelles ou crayonnés.

Côté noms, vous y trouverez des productions de Clint Langley, Benita Winckler, Uwe Jarling, Mélanie Delon, Patrick Reilly, Cyril Van der Haegen, Anne Stokes, Francis Tsai, Robert Chang… Un index recensant sites web et emails permet, une fois le livre refermé, de continuer à explorer leurs univers respectifs.

Tant sur le fond que dans sa forme, l’édition est luxueuse. On appréciera l’impression de qualité sur un beau papier épais et légèrement glacé. Seul point noir : la reliure est un peu fragile (je rassure les membres de la SPA (Société Protectrice des Artbooks) je l’ai beaucoup ouvert, mais jamais maltraité !)

Côté texte, chaque illustration est agrémentée d’un bref commentaire. L’artiste livre un ressenti, donne un mot d’explication sur la technique employée ou sur le contexte de création. C’est un brin léger, mais cette économie de paroles a un côté positif : la liberté d’interprétation est totale. L’imagination se déroule librement au fil des dessins ; elle vagabonde au gré d’histoires en filigranes, tout en suggestion.

Bref, malgré son prix élevé, L’art de la fantasy, se révèle un investissement intéressant pour tout amateur de beaux livres et d’imaginaire fantastique. On y revient souvent, pour respirer, stimuler son imaginaire ou simplement s’évader.

A noter la parution chez le même éditeur : l’Art de la fantasy érotique, et l’Art de la fantasy gothique (à paraître le 5 novembre)

http://www.noelshack.com/up/aac/061127spring_sunset-9e1818cf55.jpg

Tiré du chapitre « paysage » un superbe couché de soleil par Andreas Rocha

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Publié dans Artbooks, Fantasy | Permalien |

À propos de Arya

Chroniqueuse et auteur

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