Wake the dead – FrĂ©dĂ©ric Czilinder

 

Wake the dead
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Auteur : Frédéric Czilinder
Éditeur : Armada
Couverture : Michel Borderie
Format : 127 x 203 mm
Pages : 312
Prix : 16,00 € (version brochée)
5,99 € (numérique)

ISBN : 979-10-90931-68-8

Voici le quatrième de couverture : Deep Harbor, charmante petite bourgade du Massachusetts : son port de pêche, sa conserverie, son unique hôtel, son lycée et ses hautes falaises battues par les embruns.
Un havre de paix jadis fondé par des colons anglais sur les terres ancestrales des indiens Wampanoag.
Deep Harbor : ses bois, ses marais, son cimetière, ses secrets…
Deep Harbor : 12.347 habitants. Et encore plus de macchabées.
Beaucoup plus.

Mon avis :
Dans un style visuel et efficace, Frédéric Czilinder nous fait vivre la journée apocalyptique des habitants d’une petite bourgade maritime américaine. Le premier tiers du roman met en place la situation et présente les personnages. Comme dans un film d’horreur pour ado, on a droit aux figures types : la pom-pom girl et le quaterback, le shérif et ses adjoints, le maire radin et libidineux (lui, il m’a fait penser au maire Quimby des Simpsons) et sa secrétaire-maîtresse, la jeune goth impopulaire et les ados timides, etc. De plus, cela se déroule durant Halloween. Les clichés et poncifs sont volontaires et assumés, et plutôt bien utilisés.
Passé ce premier tiers, on entre dans le vif du sujet et le massacre en règle (et à coups de dents) des habitants de Deep Harbor. Car Frédéric Czilinder, dans une suite de scènes macabres – de la forêt au Luna Park, en passant par le cimetière et la cave d’une maison, au poste de police –, ne fait pas dans la dentelle. L’auteur nous plonge dans l’horreur, avec ses personnages, de façon intense, quasi audiovisuelle. Mené sans temps morts, le récit voit diminuer le nombre des protagonistes, jusqu’à ce qu’ils ne constituent plus qu’un petit groupe de survivants.
Le fin mot de l’histoire est alors révélé aux personnages, même si le lecteur avait déjà compris de quoi il s’agit. Comment se fait-il que les morts se lèvent pour dévorer les vivants ? Car ils se posent la question : Est-ce « une saloperie échappée d’un laboratoire, ou un sabotage » ? « Une attaque bio-terroriste, un virus » ou « l’Apocalypse biblique » ? Ou autre chose ? Je ne dirai rien ; pour le savoir, il faut lire Wake the dead.

Outre une belle qualité d’écriture chez Frédéric Czilinder, j’ai également bien apprécié les clins à la culture pop, ainsi on croise, entre autres, Sarah Gellar (nom de l’actrice qui joue Buffy, la Tueuse de vampires) ou Charlie Adlard (le dessinateur du comic-book de zombies Walking Dead).
Avec ce cocktail d’action, de gore, d’horreur, de touche d’humour et de romance (à petits doses), de tranches de vie (et de morts), l’auteur a réussi son pari d’écrire un véritable « teen movie horrifique » dont je conseille vivement la lecture.

Cyril Carau

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Publié dans Chroniques, Fantastique, Romans | Permalien |

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Créateur d'OutreMonde, admin, auteur et illustrateur.

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