Ecrire en collectif, dessiner l'Imaginaire, fantasy, SF, fantastique, webzine, revue univers, appels à textes, illustrations, écriture, écrivains
Vous n'êtes pas identifié.

Berlinéa avait trouvé ça follement romantique. Ah ! les premiers émois amoureux... ça le rajeunissait pas à Robert. Il fallait qu'il pense au prochain anniversaire de leur rencontre, il y a 756 587 ans. Et surtout qu'il n'oublie pas les croissant. ça lui prendrait bien 2 ans pour faire l'aller-retour !
Mais ça en valait la peine.
Les croissants au beurre de Tétra Pouah, y avait pas mieux.
Déjà, ils étaient gros. Environ une demi-tonne…
Ensuite, ils étaient gorgés de beurre et fourrés de mayonnaise.
Certes, ils étaient peu digestes et difficiles à manger d'une traite mais, c'était tellement bon…
Berlinéa adorait les mordre par le milieu.
C'était dégoulinant.
Un peu écœurant au bout de trois jours de dégustation mais dans l'espace… s'il n'y avait que cela de dégueulasse… ça se saurait.
Robert enclencha la première et démarra en trombe son engin mental.
Cette fois-ci, il n'emprunterait pas l'espace pour aller dans la constellation du Farceur.
Il avait décidé d'y aller dans son sommeil. Ce serait plus reposant.
— Hé Bob? Tu ramèneras des couches pour le petit aussi hein? hurla Berlinéa du tréfonds des toilettes.
Hors ligne
— Hé Bob? Tu ramèneras des couches pour le petit aussi hein? hurla Berlinéa du tréfonds des toilettes.
- Bob ? mais c'est moi Bob ! criai-je virilement. Combien qu'tu veux de couches chérie ? un bon millier ?
- Fais ce que tu veux ! mais va acheter ces maudites couches !
- Ok ! j'y vais ma puce ! à tout à l'heure.
Je sortis de chez moi et pris mon aéronef. J'introduisis cette satané clé laser et les turbines démarrèrent. Le départ vu si violent que j'en perdis ma perruque et mon dentier ! Ah voilà ! j'avais bonne mine. A cause de cette machine infernale j'étais devenu un chauve édenté.
- Faudrait que je fasse un détour dans le Système de Tétatrus pour prendre rendez-vous chez Herilgeg, mon cyber dentiste. Une plaie celui là aussi ! Tout comme Berlinéa. Je suis entouré de clowns !
Décidé à passer mes nerfs sur Berlinéa je sortis du garage et je me mis à léviter. Après mettre posté devant les carreaux des toilettes. Je l'engueulais comme je ne l'avais jamais fait auparavant. Après stout c'était de sa faute !
- Chérie ?! criai-je de nouveau.
- QUOI ! hurla-t-elle d'une puissante voix qui fit vibrer les murs de la maisons.
- Tu me fais chier !
- Merci mon bébé. C'est la première fois que tu me dis une chose si gentille.
J'en restais bouche bée. Voilà qu'à présent elle répondait gentiment à des insultes...
- Chérie ? je peux te demander quelque chose ?
- QUOI ENCORE !
- Je prends quoi comme couche ? pour garçons ou pour fille.
- Prends les deux.
- Les deux ? répétai-je étonné.
- Oui chéri, tu sais bien que nous avons un enfant hybride. Il a le torse d'une femme et le sexe d'un homme.
- Seigneur ! fis-je offusqué. Je n'avais jamais remarqué !
- Sans doute parce que tu n'as pas d'yeux mon lapin ! ria-t-elle.
- C'est sans doute pour ça que je t'ai épousé...parce que je ne te vois pas...murmurai-je aigrement à moi-même.
- Qu'est ce que tu dis sur moi encore ?
- Mais rien ! arrêtes de croire que tu es le centre du monde ! ça devient frustrant à force !
Soudain je sentis une odeur pestilentielle sortir des toilettes, m'arrachant un rictus de répulsion.
Hors ligne
Soudain je sentis une odeur pestilentielle sortir des toilettes, m'arrachant un rictus de répulsion.
C'était mon voisin qui faisait encore des siennes. Il se prenait pour un grand aventurier, une sorte de Edmond Dantes de l'évasion et régulièrement il se faufilait dans les canalisations des chiottes. Bonjour l'odeur... pas seulement à cause de ce que vous savez... mais aussi à cause de son haleine ! Pire que de la merde !
Bon, j'allais pas me laisser emmerder comme ça ! Je pris de la soude caustique et en vidait 3 litres dans les WC, puis je tirais la chasse.
J'entendis un hurlement provenant des tuyaux !
Je gueulais à mon tour, la tête dans les cabinets :
- Va crever, ordure !
Hors ligne

ça va faire un tub (E) votre truc , moi je n'y suis pour rien ! 
Hors ligne
- Va crever, ordure !
Beine était un héros des temps moderne. Cet illustre personnage collectionnait des milliers de bibelots fantaisistes et d'autres gadgets invraisemblables. Sa collection de déchets, qu'elle eût été d'ordures ou d'excréments, était la plus riche et la plus complète au monde !
Et la joie de ce vieil édenté fut encore plus grande lorsque le livre Guinness des record lui alloua le record du monde du plus grand entassement de matières fécales au mètre carré ! OUI ! au mètre carré ! Après la précise analyse des fèces et l'habituelle pesée, pas moins de 400kg d'excréments s'entassaient dans le garage de ce cher Monsieur Beine ! Qui a décidé de se faire appeler Monsieur au carré ou aussi : M.R² ! Subtil jeu de lettre ! Magnifique dirons nous !
Mais les records sont fait pour être battu !
Si vous voulez corriger Monsieur Beine n'hésitez pas ! Nous ne conseillerons qu'une seule chose : anus sensible s'abstenir !
Hors ligne

"Si vous voulez corriger Monsieur Beine n'hésitez pas ! Nous ne conseillerons qu'une seule chose : anus sensible s'abstenir !"
J'avais envie d'y participer…
C'était alléchant. D'autant que si je réussissais, je pouvais gagner 2 francs.
Mais surtout, je détestais ce Monsieur Beine. Je mourrais d'envie de lui découper les narines à cet imbécile prétentieux.
Mais il ne fallait pas avoir froid aux yeux, ni craindre la chaleur au ventre car, pour corriger le bonhomme, il fallait affronter les petits Muxs.
Sales petits Muxs!
Ces êtres vils étaient des monstres pas plus gros qu'une balle de ping-pong et ils avaient la fâcheuse tendance d'attaquer au cul, à l'anus précisément.
C'était très douloureux.
La tactique d'approche était parfaite:
D'abord, une petite dizaine de Muxs vous défroquaient tandis qu'une autre dizaine faisaient diversion autour de votre face.
Ensuite, fesses à l'air, une centaine de Muxs s'engouffraient dans les conduits intestinaux de la victime et hurlaient en pogotant…
Hors ligne
Ensuite, fesses à l'air, une centaine de Muxs s'engouffraient dans les conduits intestinaux de la victime et hurlaient en pogotant…
- Aïe ! Ouille ! niark ! cassez-vous de là, ignobles créatures.
Je souffrais atrocement, mes fesses commençaient à s'irriter et mon ventre ne cessait de gargouiller. Ces saletés étaient rentrés en moi ! Mais je ne suis pas quelqu'un de facile à abattre !
J'usais de tous les moyens possible et inimaginable. Des plus probables aux plus dangereux !
Hors ligne

J'usais de tous les moyens possibles et inimaginables. Des plus probables aux plus dangereux !
Je m'assis en chien de faïence sur le feu et j'attendis que la brûlure se propage...
Jamais je ne m'étais senti aussi bien...
La levure que j'avais avalé eu l'effet escompté: je levais.
Je sentais bon le pain chaud.
Bourré de mie, la peau craquante, j'étais devenu une bonne baguette, prête à recevoir le pâté, le nutella, le jambon et les cornichons.
Je décidais d'appeler Berlinéa.
— Allô Berli? Tu devineras jamais ce qui m'arrive.
— Quoi Robert? T'as encore foutu le brin à l'école?
— Non Berli! Je me suis transformé en pain…
Berlinéa raccrocha. Son Robert était décidément complètement barré…
Hors ligne
Berlinéa raccrocha. Son Robert était décidément complètement barré…
Barré du cervelat !
Tu l'as dis mon gars !
Et moi qui croyais qu'elle allait m'engueuler !
Qu'elle allait me tabasser à coup de pied !
J'avais eu tort d'avoir autant de remords !
J'aurai du l'assommer et ensevelir son corps !
Dans ce cercueil qui aujourd'hui porterait son deuil !
Je l'aurais enveloppé du plus beau des linceuls !
Oubliée de tous elle ne m'aurait pas porté préjudice !
Oui, elle aurait donné beaucoup de travail à la police !
Et tous ses amis et sa famille auraient crié à l'injustice !
Chacun amenant un énorme bouquet de belles amaryllis !
Ils auraient tous pleuré son décès à chaudes larmes !
Sanglotant, criant ; que je n'aurai pu supporter ce vacarme !
Hélas elle est bien vivante la moche Berlinéa !
Mais penser de telles choses est signe de folie !
Je dois tourner la page et faire l'alinéa
De mon incroyable et absurde vie !
Mes jeux de mots sont bien bidons !
Mais il n'y a que cela qui me vient à l'esprit !
Je m'excuse encore de mon vocable de con !
Et termine ce texte en me traitant d'abruti !
Dernière modification par Auddrel (13-12-2008 09:39:35)
Hors ligne


Hors ligne

Putain, Bob, si t'était aussi bon en Duel, j'aurais pas l'impression de perdre mon temps !
Hors ligne

C'est dans la souffrance qu'on fait les meilleurs textes, le sang est l'encre du poète ..
Hors ligne

Auddrel a écrit:
Alors pôôôcheu, on a plus d'inspiration ?
Warffff...
Bon, je vais voir ce que je peux faire...
Désol', je m'étais endormi.
Hors ligne

Je m'excuse encore de mon vocable de con !
Et termine ce texte en me traitant d'abruti !
Et finalement non! Car terminer ainsi
Ne serait pas du tout satisfaisant, au fond.
Alors, Berlinéa évada son esprit
Loin, très loin, très méchamment loin de son Robert,
Et se réfugia chez sa psy, Li-Ca Mambert,
Une chinoise verte qui cultivait des brocolis.
Elle lui demanda:
— Dites donc Li, dites moi…
— Oui Berli, je suis toute ouïe. Merci? Y'a pas d'quoi!
— Mais je n'ai rien dit, ni s'il vous plaît, je suis tout coi!
— Rôôôô, 'scusez-moi, j'entends des voix, je suis fracas.
Puis Li claqua la porte de son cabinet,
Rampa dans les couloirs alentours des WC,
Se frappa la tête contre un pauvre marronnier,
Et enfin, s'éclipsa, comme une fesse…
La rime? Après une fesse? Non… désolé. Hé hé.
Hors ligne

Pôôôcheu est quelque peu débordé en ce moment.
Il m'aide beaucoup à écrire des nouvelles en réponse aux trop nombreux AT auxquels je souhaite participer.
Il dort peu et s'occupe dans les moments creux de son étrange existence, de mes petits monstres voraces.
Ce type est fou... mais ô combien précieux.
E-Traym.
Hors ligne

La rime? Après une fesse? Non… désolé. Hé hé.
La prose s'il vous plaît! Reprenons la prose.
Nous en étions où? Hein?
— Où? demanda Charles.
— DTC! lui répondit Krull.
— Mais qui es-tu toi... Krull?
— Je suis un point de croix.
— Un... un point de quoi?
— De croix... Enfin, je crois. C'est ce qu'on m'a dit.
— Qui?
— Quoi qui?
— Qui t'as dit çà?
— M'as dit quoi?
— Ben... que t'étais un point de croix Krull ! Qu'il est con lui !
Car s'il est un fait que nul ne pouvait nier, c'est bien celui-ci: Krull était con. Un bon gros con comme en en fait plus...
Hors ligne

putain ce type est vraiment génial...
Hors ligne

Uldor a écrit:
putain ce type est vraiment génial...
Qui? Krull?
Mais c'est impossible!
Krull est mort! Il a été chassé du territoire Funeste par les Roublards à Tabac en 1922 et vidé de son sang sur la place publique peu après l'épisode trois de la cinquième saison de ce feuilleton de merde que tout le monde regardait à l'époque... Vous savez, celui où l'esquimaud se prenait pour un cornetto...
...
Dans le studio, le silence se fit: c'était la bonne réponse. Et le candidat malheureux repartit la queue entre les jambes avec un plastron ( ??? ) sous les huées de l'animateur méchant et du vainqueur qui n'était autre que ma soeur.
Car s'il est un fait que nul ne pouvait ignorer, c'est bien celui-ci: Krull était mort. Un bon gros mort, vide et blanc... depuis longtemps.
Hors ligne

Un bon gros mort, vide et blanc... depuis longtemps.
Et les morts n'ont pas la migraine.
C'est au moins là, un des avantages certains de l'état de fainéantise avancé auquel accède le vivant lorsqu'il ne vit plus, immobile, abandonné par sa conscience, oublié de sa mémoire, perdu dans l'ether du vide atemporel.
— Allô?
— Oui, qui est à l'appareil, demanda Xu en se frottant la nuque avec une boîte de sucre.
— Ami B, pour vous servir Xu. Dîtes donc, quelle heure est-il sur Terre?
— Tout dépend de l'endroit Ami B... Quel fuseau vous interresse?
— Peu importe Xu! Je suis mort et je me fous de vos critères à la con! Vous me faîtes chier Xu! Donnez-moi simplement l'heure que vous avez sur votre putain de montre de mes couilles, bordel de merde! s'emporta légèrement Ami B qui en avait marre qu'on le prenne pour un con.
— Euhhh... Il est pile... Chié! répliqua ironiquement Xu qui n'appréciait guère les gros mots.
Alors le vent solaire se leva et emporta les feuilles de l'arbre qui donne les bâtons de réglisse.
Joe se tordit la cheville et, avant qu'il n'ai la moindre explication sur son apparition soudaine dans cette suite de phrases insensés, se noya dans le tonneau de bière au maïs.
Hors ligne
J'avais négligé ce sujet ( par manque de temps, de pertinence, de capacité à lire tout les sujets du forum, etc etc etc ... ) et j'avais tord : c'est excellent !!
Bravissimo 


Hors ligne
Joe se tordit la cheville et, avant qu'il n'ait la moindre explication sur son apparition soudaine dans cette suite de phrases insensés, se noya dans le tonneau de bière au maïs.
Ce fut la plus belle des morts, une sorte d'ivresse éternelle. On le retrouva un sourire béant aux lèvres... qui rendit jou de jalousie le Joker.
Pour se venger il fit exploser le premier bureau de poste qui vit, puis une banque. Il y eut une pluie de lettres et de billets, tels des confetti. Les enfants abandonnèrent les écoles et firent une méga fêtes.
ça rendit le Joker de plus mauvaise humeur encore, du coup, il alla sodomiser un homme qui se prenait pour une chauve-souris.
Pendant ce temps, sur la planête Euphor, le prince Actarus, depuis qu'il avait éclaté tous ces cons de Golgoths, se faisait chier comme un rat mort, Vénusia, sa nana, trouvant même qu'il commençait à s'empâter. Quant à Goldorak, il était franchement rouillé...
Hors ligne

Quant à Goldorak, il était franchement rouillé...
D'autant que lui aussi était fanatique de l'épisode trois de la cinquième saison d'un feuilleton de merde...
Cela devenait insupportable, étouffant.
Les scénaristes ne savaient plus comment se dépêtrer de ce merdier: l'épisode trois de la cinquième saison d'un feuilleton de merde n'avait pas de fin.
Et non seulement il n'avait pas de fin, mais en plus, pour couronner le tout, les acteurs ne mangeaient plus.
Ils s'étiolaient tels des fils de fer sur les plateaux de tournage dans une agonie qui elle non plus n'en finissait pas.
Le personnage de l'esquimau, qui n'avait même plus la peau sur les os, essayait tant bien que mal de faire avancer l'histoire mais… rien… rien n'y faisait.
Les autres protagonistes du cadavre exquis avaient la tête ailleurs.
Notamment la chanteuse au poisson, cette cruche de Grouta qui se mit à vocaliser des merdoiments…
Dernière modification par Pôôôcheu (27-05-2009 16:02:23)
Hors ligne
Notamment la chanteuse au poisson, cette cruche de Grouta qui se mit à vocaliser des merdoiments…
Ces merdoiries envahissantes aux relents de maquereaux pas frais s'envolaient dans les airs pour se répandre dans les moindres ruelles et polluer les esprits des honnêtes gens. Il se dit même que les malhonnêtes prirent cher à cette occasion, à tel point qu'ils s'en furent loin, très loin, pour ne jamais revenir.
C'est ainsi que la paix arriva sans crier "Gare!" et que son petit train culbuta tout sur son passage. les passagers attristés ne savaient plus s'ils devaient sauter sur le quai ou rester sagement assis, tandis que la mélopée les assourdissait chaque minute d'avantage. Bientôt, ils n'en purent plus et se mirent à psalmodier des vers étranges pour masquer la cacophonie dans laquelle ils baignaient.
Hors ligne