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— Monsieur vous feriez mieux d’arrêter de faire le pitre, c’est moi qui raccommode vos habits. C’est le troisième larron qui vous place une balle en plein cœur comme par miracle.
— Zémith pourquoi faut-il que tu sois toujours dans mes pattes, toujours .
— Le pacte monsieur , le pacte …
— Maudit soit le pacte, et sois le toi même Zémith !
— Je vous rappelle tout de même que c’est la troisième fois que vous succombez en trois semaines, votre carcasse tiendra mais nous allons avoir un problème de vêtements, cette fois nous n’avons même pas eu le temps de recouvrir votre sépulture c’est pour dire.
Effectivement le nain auréolé d ‘un pâle halo agitait ses petites pattes dans le vide au dessus du cercueil assis à même sur la terre à environ deux mètres au dessus de lui .
— Le comte Aurélien de Bonmonprey soupira fatigué, exténué, exangue.
— Du moins sans vouloir vous offenser prenez au moins des cours de tir au pistolet auquel vous n’excellez guère.
— Encore un mot et je te renvoie chez ton maître, avorton !
De gros nuages noirs cachait une lune qui se faisait discrète, il était environ 23 heures trente, un horaire qui ne prêtait guère aux promenades d’amoureux, le comte et Zémith étaient aussi seuls dans le cimetière que l’espoir en ce bas monde.
Les grosses vis du couvercle de la bière sautèrent les une après les autres par magie , repoussant celui-ci un homme d’une grande beauté, aristocrate au vu de ses traits fins, racés et empreints d’intelligence, il se releva avec difficulté .
— Aide-moi donc au lieu de faire le fier à bras nabot ventripotent .
— Oh ça Monsieur le comte c’est très petit de votre part, vous m’en voyez marri que la nourriture de votre intendante m’offre quelques privilèges par rapport à votre caractère.
Tendant toutefois une main magnanime à son pseudo-maître, Zémith le tira de la fosse.
Il l’épousseta d’une main alors que l’homme l’envoya rouler à plusieurs mètres
— En voilà des manières ?
— Laisse- moi bouffon. Je veux voir ton véritable Maître de suite . Appelle le ou gare à toi …
— Vous l’aurez voulu, mon maître n’aime guère être dérangé pour des broutilles.
Son saut de côté lui évita une fameuse gifle .
… Pfffttt, j’y vais j’y vais. !
Dix secondes après, la noirceur de la nuit devint à son apogée malgré quelques brèves fulgurances zébrées d’argent qui en vain essayèrent de la défragmenter.
Puis une ombre en relief fut là ; on ne voyait de lui que ses yeux rouges, deux légères fentes, le reste se perdait en volutes éthérées dispersées par le vent, plissées formant deux traits implacables, ils attendaient d’un air peu amène.
— Seigneur des ténèbres soyez persuadé que je comprends bien l’immense honneur que vous me faites et croyez bien que ma famille saura vous ramener quelques âmes égarées . Néanmoins pour l’heur j’aimerais bien qu’on relise ensemble notre pacte si vous le voulez bien afin d’y diluer certains malentendus ou certaines formules malsaines pour nos deux parties. Je n’aimerais pas abuser de clauses mal formulées ou à la hâte par vos services administratifs et j’y ai noté quelques fantaisies grammaticales.
Une voix caverneuse, éprouvante pour les nerfs et dominant l’univers des vivants par son inflexible sonorité résonna alors :
— Que me chantes-tu là petit comte ? Ne m’as tu dérangé que pour cela ? Seuls les immenses services rendus par les tiens justifie ma présence ici, sois bref !
— Seigneur ? Seigneur ! Oh non bien sûr ! C’est de votre honneur ce dont il s’agit, pas de ma méprisable dépouille. Ne m’as-tu pas dit toi même ô Satan que nous ferions partie du pacte tous les deux comme associés ? Que ni l’un ni l’autre n’aurions à en souffrir ? Qu’adviendrait-il si cela venait à se savoir que Satan triche avec ses traités ? Que le grand Satan lui-même propose des marchés de dupes ? Que le Maître des enfers contrôle les poids de la balance de la mort et les tarent à sa convenance ?
—Et que voudrais-tu donc naïf avant que je ne te pulvérise ? La moitié de mon royaume ?
AH ! AH ! AH ! AH ! AH !
— Cela voudrait-il dire que le diable n’a pas de parole ?
— Monsieur le comte ne parlez pas comme ça à mon Maître !
Satan d’un geste se débarrassa de l’importun qui grésilla une seconde.
— Mais que veux tu donc me signifier petite chose pourrissante et arrogante que je vais renvoyer aux ténèbres en l’instant ?
— A ceci grand Maître, comme tu étais si pressé pour vaquer à tes affaires comme souvent, tu n’as pas pris la peine de faire entériner ton compromis auprès de la loge des grandes écritures infernales et Belzahé n’a pas apposé son sceau en dessous du tien . Tu as bien pris mon âme et en profite à volonté mais ce geste unilatéral comporte la clause impérative de mon immortalité dans des conditions qui ne prêtent guère à passer la moitié de cette parodie de vie sous terre. C’est écrit flammes sur or, j’en connais déjà qui ricanent au purgatoire ça ne va pas tarder à se savoir partout dans les hautes sphères j’ai croisé Belzebuth et Nathaniel et Lucifer et Gabriel ils riaient sous cape ce qui peut remettre en cause bien des traités et, et … H,m, … Ton autorité !
— Donc Ô grand maître de l’ombre, ton document est caduc et si je peux me permettre cela va se savoir si cela ne se sait déjà ; dépêche toi d’aller brûler cet élément de preuve de l’incompétence de ton personnel au plus vite. Il est dit également dans les écritures diaboliques que j’ai eu le privilège naguère de consulter en tant qu’allume torches des basses salles, que le grand Satan en personne rendrait la vie au personnage insensé qui le mériterait .
— Les yeux rouges pétillèrent de colère, puis se reprirent de suite pour devenir neutres. Bien j’ai commis une petite erreur, pour cela voici ceci pour toi.
— L’ongle du diable taillé comme une griffe fit un arc de cercle aussi vif que l’éclair et vint tailler la pommette du jeune homme de l’œil au menton . Juste pour te rappeler, te souvenir, vis bien ta nouvelle vie freluquet …
— Et que tes lignées soit maudites pour cinq générations !
A la seconde même se passa deux choses simultanées, Satan disparut sûrement absorbé par des tâches plus conséquentes et Zémith réapparut essayant vainement de chasser des deux mains de vilaines odeurs de vêtement brûlé.
Le comte s’adressa à lui et sussura :
— Tu as entendu la sentence susurra le comte se caressant cette cicatrice qui le brûlait
Il n’a rien dit pour les filles de joie …
— Oh Monsieur !
— Bon ! Mon bon Zémith où est-il ce maître d’armes ? Puis après, conduis–moi au bordel .
La balafre le brûlait de plus en plus . Même qu’elle commençait à suinter un liquide rouge comme son sang, rouge comme les flammes de l’enfer .
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Bien bien, le genre est pour me plaire. J'aime beaucoup le genre « pacte », ce qui m'a fait apprécier des mangas comme Black Butler etc etc... brefouille.
Le texte a besoin d'une relecture, car je note quelques fautes de frappe et d'expression.
La mise en page est mal faite, il faut le dire. Des parties descriptives sont signalées comme du dialogue et inversement, on se perd donc. Et globalement, attention de ne pas tomber dans une œuvre ayant des lignes et des lignes de dialogues pour moitié moins de description. La description limite l'imagination, mais sans description, l'univers n'est pas dressé et inintéressant. Mais ça tu peux corriger et c'est pas dans un incipit que mes sombres doutes prendront forme. Bien que dans un incipit on plante généralement correctement le décor. Enfin, on peut aisément déroger à la règle, aujourd'hui. Je conseil néanmoins à t'attarder sur l'atmosphère glauque que donne d'emblée un cimetière et un diable de comte.
J'aime la façon dont tu as fait parler ton Comte, il est charismatique, pompeux, lèche-bottes, je l'aime beaucoup. Quant à son valet, est-ce un simple nain ou une sorte de démon ?
PS: si tu veux, demande et je te ferais une bêta-lecture, pour repérer ce que je trouve mal fait et mal dit.
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Je reconnais tout à fait Rahan avec son humour décalé qui propose des choses, l'air de ne pas y toucher ; c'est pas toujours le cas, des fois il s'engage carrément, mais notre Rahan, c'est la grande classe !!!
(Eh, j'ai plus de cirage pour ses pompes !!!) ; En tout cas, je trouve cette nouvelle amusante et j'encourage notre ami à insister ; ludwing ; 
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